Ce soir je sors chérie…
Dans quel état on revient d’une telle soirée!
-Jour de l’an, 31 décembre 1966, Manchester.
Tout d’abord les négligés The Move qui sont reconnus pour mettre littérallement le feu sur scène pendant leurs concerts. Ces mods à la recherche d’un gimmick ponderont tout de même de solides mélodies et convaincront un certain Jeff Lynne de se joindre à eux quelques années plus tard. Un must pour tout amateur de pop-rock britannique.
Tant qu’à Pink Floyd, Syd Barrett alors leader de la formation, était lucide et particulièrement inspiré à cet époque. Ce génie du psychédélisme s’attirait surtout les éloges de la scène underground mais le groupe signera pourtant avec le prestigieux label EMI peu de temps après ce spectacle. Peut-on parler du zénith de l’ère “Barrett”? J’en suis convaincu.
Pour conclure ce spectacle anthologique, The Who. Ces dignes représentants du mouvement mod ont carrément redéfini les normes d’une performance rock. On peut même remarquer que le groupe était en plein pivot créatif en ce 31 décembre 1966. A quick one while he’s away (single paru pendant cette période) rejetait la formule pop déjà établie et proposait un mini opéra en une seule chanson. The Who devenait un grand groupe à ce moment.
Tout ça pour “one pound”. Dieu que l’Angleterre était excitante pendant cette période!
*Plusieurs dates restent à confirmer pour Balmoral, mais on peut déjà annoncer un spectacle mardi le 29 mai à L’inspecteur Épingle à Montreal. Franck Deweare assurera la première partie.*












